Pour l’inclusion par l’emploi et la formation, plutôt que l’exclusion par le chômage
Le projet de budget pour 2027 prévoit, selon la tribune, la suppression d’environ 5 600 emplois dans les structures permettant l’accès et le retour à l’emploi. Face à cette perspective, les signataires rappellent un principe essentiel : l’inclusion n’est pas une charge, mais un investissement stratégique pour l’avenir.
Des dispositifs différents, des parcours complémentaires
Missions Locales, structures de l’insertion par l’activité économique, entreprises à but d’emploi, Entreprises Adaptées, ESAT : les modèles et les missions diffèrent, mais tous participent à la construction de parcours vers et dans l’emploi.
David Bourganel :
« Nos organisations redonnent une place dans la société à des personnes très éloignées du monde du travail. »
Selon les situations et les moments de la vie professionnelle, une personne peut avoir besoin d’être accompagnée, formée, remobilisée, d’accéder à l’emploi, de développer de nouvelles compétences ou de bénéficier d’un environnement de travail adapté.
Cette complémentarité est une force. Elle permet de proposer des réponses adaptées à la diversité des besoins, des aspirations et des réalités territoriales. C’est aussi la raison pour laquelle l’ANRH exprime sa solidarité avec les acteurs de l’emploi inclusif aujourd’hui fragilisés : lorsqu’un maillon est affaibli, c’est la continuité des parcours qui peut l’être.
L’emploi inclusif crée de la valeur pour tous
Les acteurs de l’emploi inclusif partagent une même exigence : développer des activités utiles, répondre aux besoins des entreprises et des territoires, renforcer les compétences et créer de la valeur.
Cette valeur est économique, mais également sociale, territoriale et humaine. L’emploi favorise l’autonomie, la confiance et la capacité à se projeter. Pour les employeurs, l’inclusion contribue à élargir les viviers de compétences et à répondre à des besoins de recrutement. Pour les territoires, elle soutient l’activité, les services de proximité et la cohésion sociale.
L’impact de l’emploi inclusif dépasse donc le seul accès à un contrat de travail. Investir dans l’accompagnement, la formation et l’emploi, c’est mobiliser des talents dont notre économie et notre société ont besoin.
Défendre la complémentarité de tout un écosystème
En signant cette tribune au nom de l’ANRH, David Bourganel a souhaité soutenir l’ensemble des acteurs qui construisent ces parcours, avec leurs missions et leurs expertises propres.
David Bourganel :
« La solidarité entre nos modèles est une condition essentielle pour construire des parcours qui fonctionnent. »
Cette signature traduit une conviction : aucune structure ne peut, à elle seule, répondre à toutes les situations. C’est l’articulation entre accompagnement, formation, activité économique et adaptation de l’environnement de travail qui permet aux personnes d’accéder à l’emploi, de développer leurs compétences et de construire leur parcours professionnel.
Avec les autres signataires, l’ANRH appelle ainsi les responsables politiques à inscrire l’inclusion vers l’emploi parmi les réponses aux grands défis économiques, sociaux et démographiques, et à garantir aux dispositifs concernés des moyens humains et budgétaires à la hauteur des besoins.
→ Lire et partager la tribune « La France ne peut se priver de la politique d’inclusion vers l’emploi » (Source factuelle)